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Le Conseil d’Etat commence à reporter sur les personnes physiques le cadeau fiscal astronomique (600 millions de francs) qu’il vient d’accorder aux entreprises (RFFA), avec la complicité de certains notables socialistes et verts.

Première mesure d’un catalogue qui ne va cesser de s’allonger dans les mois et les années à venir : la réduction de la déduction autorisée sur nos primes maladie à 1,5 fois la prime moyenne cantonale (calculée en réalité au plan fédéral). Il faut savoir qu’elle est déjà inférieure de plusieurs dizaines de francs par mois à la prime de base dont s’acquitte la majorité des assuré·e·s.

Si bien que le fait de disposer d’une petite complémentaire risquait de faire passer à la caisse des contribuables modestes, salariés ou retraités, qui tiennent seulement à être convenablement couverts, tandis que la liste des prestations remboursées par l’assurance de base tend à diminuer depuis plusieurs années.

Ainsi, les personnes ayant une santé fragile, parmi elles les personnes âgées, qui peinent à se payer une complémentaire, seraient-elles mises à contribution à hauteur de près de 7 millions, alors que le fisc ne cesse de choyer les grandes entreprises (RFFA), les multimillionnaires (bouclier fiscal) et les actionnaires (imposition partielle).

Contre une telle injustice, Ensemble à gauche a refusé ce projet, défendu bec et ongles par Mauro Poggia. La droite, MCG compris, l’a évidemment combattu à sa façon, jouant de sa rhétorique anti impôts habituelle. Le PS est cependant tombé dans ce panneau la tête la première, en plaidant seul l’acceptation de cette mesure, par la voix de Romain de Sainte-Marie, par ailleurs grand défenseur de la RFFA au sein de son parti. De leur côté, les Verts ont donné la liberté de vote à leur groupe.

Jean Batou